Débat sur la vidéo-protection : croisons les idées !

Publié le par association Trévoux Citoyens

Plusieurs cambriolages ou tentatives de cambriolages dans sept commerces
trévoltiens dans la nuit de mercredi 9 à jeudi 10 décembre relance selon
le Progrès le débat sur les caméras.

S’il y avait eu ce système de caméras qu’aurait on vu le lendemain ?
Un ou des individus, probablement masqués déambuler dans la ville
et passer d’un commerce à l’autre. Puisque personne ne surveille en direct
ce qui se passe, le résultat aurait été le même. A la rigueur, on peut penser
que la gendarmerie aurait récupéré des indices sur la taille et l’allure
vestimentaire des vauriens mais guère plus.

D’ailleurs, toujours selon l’article, certains commerçants ne se font guère
d’illusion sur ce système (voir les enquêtes citées dans un précédent article).

Le maire et son conseiller délégué à la sécurité réagissent après coup au lieu
d'anticiper. Ils organisent une réunion avec les commerçants mardi 16,
...c'est un peu tard pour les commerçants concernés !

Alors que, chaque année, la période des fêtes est une période à risque
et qu'il faut prendre des mesures préventives : présence de la gendarmerie,
mais aussi, quand c'est nécessaire, ronde d'une société de surveillance
comme cela se faisait les années précédentes.
Le risque zéro n'existe pas,
mais c'est avant qu'il faut penser et agir, pas après les événements.

 

INFO DE DERNIÈRE MINUTE :
Tout proche de chez nous, le bureau de tabac du Square du centre
de Quincieux a été cambriolé 3 fois en 1 an (voir photos ci-dessous).
A noter que systématiquement, d'après la presse, les malfaiteurs
ont fait irruption encagoulés. Un exemple supplémentaire qui fait écho
avec les propos du restaurateur trévoltien sur des modes opératoires bien
rodés alliant rapidité et violence. Un énième fait divers qui illustre à lui seul
les limites d'un système de vidéo-protection qui certes, peut s'avérer dissuasif
mais n'empêchera pas, hélas, des actes "flash" qui se déroulent au moment où l'on s'y attend le moins : la nuit, très tôt le matin ou très tôt le soir ! 

Publié dans Débats, Actualités

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treuillet 15/12/2014 17:13

Première des libertés, la sécurité des personnes et des biens demeure une priorité et une condition non négociable du « bien vivre ensemble ». La tranquillité publique, participe en effet activement à notre qualité de vie.
À partir de 2012, il a été décidé de recueillir l'avis des directions générales de police et de gendarmerie ainsi que de la préfecture de police sur le niveau de priorité des projets éligibles estimé au niveau national afin de moduler les taux de subventions. Par ailleurs, constatant une augmentation difficilement explicable des coûts estimatifs de certains projets et dans le souci de tenir compte d'un contexte budgétaire particulièrement contraint, il a été convenu de fixer un seuil maximum de coût du projet rapporté à la caméra pour calculer le montant de l'aide (ce seuil maximum était de 20 000 € en 2013). Pour 2014 le même système sera reconduit avec un écrêtement pour les projets dont le coût ramené à la caméra installée sera supérieur à 15 000 €.
Depuis la loi du 5 mars 2007, le maire « anime » cette politique sur le territoire de sa commune et « coordonne » sa mise en œuvre sous réserve toutefois des compétences du préfet et de l'autorité judiciaire.
Le développement de la vidéosurveillance, devenue depuis 2011 la vidéo protection, a fait l’objet d’un rapport de la Cour et les chambres régionales des comptes qui résume très bien la situation actuelle.
Par ailleurs, par sa décision du 10 mars 2011, le conseil constitutionnel a annulé les dispositions de l’article 18 de la LOPPSI 2 qui autorisaient des personnes privées à procéder à une surveillance de la voie publique parce qu’elles constituaient « une délégation à ces personnes de tâches inhérentes à l’exercice par l’Etat de ses missions de souveraineté » et méconnaissaient « les exigences constitutionnelles liées à la protection de la liberté individuelle et de la vie privée » suivant l’infraction à l’article 10 de la loi du 21 janvier 1995 et au code général des collectivités territoriales.
La cour des comptes explique que la vidéo protection accroît la rapidité d’intervention des policiers et peut sécuriser leurs conditions d’intervention en améliorant la précision du renseignement donné aux équipages (description des lieux et des personnes impliquées) ou aux unités chargées de l’encadrement des manifestations publiques.
Objectif prioritaire de la politique de sécurité publique de l’Etat, le déploiement de la vidéo protection est directement tributaire de la capacité financière des collectivités.
Par ailleurs, les modalités d’autorisation de l’installation des systèmes de vidéo protection de la voie publique ne sont pas toujours conformes aux textes en vigueur.
La gestion locale des moyens de la police nationale et de la gendarmerie est fortement contrainte pour l’organisation des services et des temps de travail des agents de même que pour l’affectation.
La cour concluait que bien qu’encouragé certes par l’Etat, le recours croissant à la vidéo protection de la voie publique ne peut se substituer à l’action des forces de sécurité étatiques ; il s’y ajoute. La charge financière et la gestion des dispositifs incombent, pour l’essentiel, aux communes. Le déploiement et l’utilisation de ces dispositifs s’opèrent dans des conditions de régularité mal contrôlées par l’Etat et parfois en infraction à la loi.
Elle peut être un moyen moderne et efficace donné aux forces de police pour plus de réactivité et plus de protection. Les policiers comme les gendarmes ont besoin d'être soutenus par leur hiérarchie, par leur ministre. La vérité, c'est qu'il faut se donner les moyens humains et matériels, avoir une présence dissuasive et coercitive. Endiguer la violence, la délinquance, c'est donner à la sanction l'exemplarité. Le maire peut uniquement s'en préoccuper quand son champ de compétences se limite à la tranquillité publique. - L’article L.2211-3 du code général des collectivités territoriales dispose : « Le maire est informé sans délai par les responsables locaux de la police ou de la gendarmerie nationales des infractions causant un trouble à l’ordre public commises sur le territoire de la commune. Il « anime » cette politique sur le territoire de sa commune et « coordonne » sa mise en œuvre sous réserve toutefois des compétences du préfet et de l'autorité judiciaire. La vidéo est-elle extrêmement utile ? Le débat à propos de la caméra qui remplacerait l'homme est un faux débat. C'est la caméra qui permet d'optimiser l'emploi des agents, sous le contrôle ne l’oublions pas particulièrement serré de l'autorité judiciaire. La vidéo est-elle extrêmement utile ? Le débat à propos de la caméra qui remplacerait l'homme est un faux débat. C'est la caméra qui permet d'optimiser l'emploi des agents, sous le contrôle ne l’oublions pas particulièrement serré de l'autorité judiciaire.